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Le stress éprouvé au quotidien peut gâcher la vie, bien qu'il soit un phénomène indispensable à l’adaptation de notre organisme aux contraintes extérieures.

Mais quel est ce phénomène encore partiellement inconnu ? D'où vient-il et comment le gérer ? Le point sur un des maux du siècle.

Les trois principes physiologiques du stress

Pour que l'on nomme « stress » un état ayant une influence sur un sujet, il faut en général que trois conditions soient réunies :

  • Un agent de stress : c'est un stimulus d'ordre physique, mental, social ou émotionnel qui survient et auquel il faut s'ajuster. Cet agent peut être de n'importe quelle nature et oblige l'organisme à modifier sa chimie pour y réagir.
  • Une réaction de stress : lorsque le cerveau sonne l'alerte, on observe des réactions physiologiques immédiates comme l'augmentation du rythme cardiaque, la constriction des vaisseaux sanguins et une montée d'adrénaline.
  • Une attitude : l'intensité de la réaction de stress dépendra du message envoyé par le cerveau aux glandes endocrines, c'est-à-dire de la perception qu'a l'esprit du stimulus en question.

En somme, le stress est une réaction réflexe, tant psychologique que physiologique, de l'organisme devant une situation difficile qui demande une adaptation.

Mécanismes physiologiques du stress

Le stress est donc un phénomène d’adaptation du corps qui permet à chaque individu de réagir à son environnement.

C'est en 1935 que Hans Selye élabore la notion de syndrome général d’adaptation, qui met en évidence les trois phases par lesquelles l’organisme passe pour réagir au stress :

  • L'alarme : c'est le choc physiologique après la perception du facteur de stress.
  • La résistance : l'organisme tente de rétablir son homéostasie. Il s'adapte et devient plus résistant. On dit que le stress est positif ou on parle d'eustress.
  • L'épuisement : si l'organisme ne s'adapte pas, des effets délétères sur l'organisme apparaissent, qui peuvent aller jusqu'à la mort. On dit que le stress est négatif ou on parle de distress.

La réaction du corps au stress est souvent appelée « lutter ou fuir » parce qu'elle nous prépare soit à lutter, soit à fuir devant le danger. Elle est conçue pour le court terme.

Les changements physiologiques qui se produisent lors d'un stress de courte durée peuvent être utiles ; cependant, ce qui peut être utile et protecteur sur une courte durée peut être néfaste à long terme.

Effets du stress sur la santé

Une exposition prolongée aux hormones du stress peut affecter plusieurs parties de votre corps :

  • Le système cardiovasculaire : à dose prolongée, le stress peut accélérer le rythme cardiaque, augmenter la pression sanguine, ou encore affecter négativement vos taux de cholestérol et de triglycérides.
  • La sensibilité et le sommeil : une exposition au stress trop importante peut engendrer une humeur négative, incluant anxiété, dépression, peur et sentiment d'impuissance. Il peut également altérer considérablement les fonctions du sommeil, nécessitant une prise en charge médicamenteuse.
  • Le système immunitaire et digestif : le stress chronique dérègle le système immunitaire, dont certaines parties peuvent être suractivées, et d'autres supprimées. Des maux d'estomac ainsi qu'une diarrhée peuvent se produire lorsque vous êtes stressé.

Tous les facteurs qui mettent les individus en tension permanente usent à la longue l’organisme. Le stress se matérialise ensuite par une multitude de troubles aussi bien physiologiques que psychologiques : eczéma, migraine, hypertension, dépression, crises d’angoisse, ulcère, etc.

Afin de vivre au mieux les périodes de stress de cette vie moderne et hyperconnectée, il conviendra de savoir garder en tête trois principes :

  • contrôler les sources de stress ;
  • contrôler ses réactions au stress ;
  • garder une bonne hygiène de vie pour lutter contre le stress.

Pour approfondir le sujet :

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