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Un rythme de vie effréné, de lourdes responsabilités et voilà qu'un stress chronique s'installe.

Celui-ci risque d'entraîner l'apparition d'un état anxieux, qui peut, dans ses manifestations les plus impressionnantes, conduire à la survenue de crises d'angoisse. Nous faisons le point.

 

 

Manifestations de la crise d'angoisse

La crise d'angoisse correspond à un épisode qui survient de façon soudaine, d'une durée de quelques minutes à plusieurs heures, qui se traduit par les symptômes suivants :

  • la peur de mourir, un sentiment de perte de contrôle, d'irréalité ;
  • des troubles physiques : palpitations, transpiration, tremblements, étourdissements et vertiges, sensation de manquer d'air, de suffoquer, douleurs thoraciques, nausées, vomissements, diarrhées.

Trouble physique invalidant

La crise d'angoisse peut être ressentie de façon si intense, que la personne est persuadée de souffrir d'une grave maladie ; cette crainte, bien qu'infondée, renforce le niveau d'angoisse et accentue les symptômes. À la fin de la phase aigüe, elle est épuisée, aussi bien physiquement que psychologiquement.

Bien que très impressionnantes, les crises d'angoisse ne mettent pas directement en danger le patient. Cependant, lorsqu'elles se répètent très fréquemment, elles deviennent particulièrement invalidantes.

On parle alors de trouble panique. La personne touchée vit dans la peur de leur survenue, s'isole et il lui devient difficile d'assumer ses activités professionnelles ou personnelles.

Crise d'angoisse : poser le bon diagnostic

Il est important de consulter un professionnel de santé en cas de crise d'angoisse, pour s'assurer que les symptômes ressentis ne témoignent pas plutôt de la présence d'une pathologie organique, par exemple :

  • l'angine de poitrine ;
  • l'asthme ;
  • la tétanie, etc.

Comment enrayer les crises de panique ?

Il est important de rapidement prendre en charge ce trouble, pour éviter qu'il ne s'amplifie et se prolonge dans le temps. Le risque principal est l'évolution vers la dépression, ou l'apparition de conduites addictives (consommation d'alcool, de drogues pour s'apaiser).

Le traitement peut prendre plusieurs formes :

  • Une psychothérapie cognitive et comportementale, d'une durée de 2 à 3 mois en général, pour atténuer les peurs et aider le patient à se confronter aux situations anxiogènes.
  • Éventuellement la prise d'anxiolytiques de la famille des benzodiazépines, sur un temps court, médicaments bien tolérés mais pouvant rapidement conduire à une dépendance.
  • La prise d'antidépresseurs, principalement de la famille des inhibiteurs sélectifs de re-capture de la sérotonine, sur plusieurs mois, voire plusieurs années pour éviter la réapparition des crises.

Toute pratique permettant d'abaisser le niveau de stress a une influence positive sur l'évolution de ce trouble anxieux : sport, yoga, méditation, sophrologie...

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