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Une crise paroxystique désigne la phase d’une maladie particulièrement aiguë pendant laquelle les symptômes atteignent leur intensité maximale, soit leur paroxysme. Des affections très différentes peuvent entraîner un tel phénomène. Découvrons 3 de ces affections.

 

 

Crise paroxystique : la question des troubles de l'anxiété

Les personnes anxieuses sont susceptibles de connaître diverses crises paroxystiques. C’est particulièrement vrai pour les patients atteints d’un trouble de l’anxiété généralisée. Dans cet état caractérisé par la présence constante d’inquiétudes difficilement contrôlables, le patient peut déclencher une crise d’angoisse paroxystique. 

Cette crise, qui représente le plus haut degré de l’angoisse, peut durer quelques minutes ou plusieurs heures. Le patient peut être agité ou au contraire rester immobile, prostré. Il a l’impression d’un danger imminent diffus, d'un sentiment d’impuissance et de détresse et peut avoir peur de mourir ou craindre de perdre la raison. 

Cette attaque d’angoisse peut survenir n’importe quand. Le patient peut être atteint de spasmophilie et présenter différents symptômes, parmi lesquels des nausées et une pâleur extrême. Les équivalents somatiques à la crise d’angoisse sont plus fréquents.

Le patient peut alors ressentir des manifestations physiques paroxystiques comme la tachycardie paroxystique :

  • Le cœur s’emballe brutalement, il se met à battre à 200 coups par minute. Le malade ressent ces palpitations de façon très nette, comme un choc dans la poitrine. Cette crise peut durer de quelques minutes à quelques heures et cesse aussi vite qu’elle a démarré.
  • Également appelée maladie de Bouveret, la tachycardie paroxystique survient souvent chez les jeunes adultes. 
  • Son évolution est toujours bénigne et il est possible de l’arrêter en effectuant la manœuvre de Valsalva : le médecin appuie fortement ses pouces sur les globes oculaires afin de déclencher un réflexe oculo-cardiaque qui entraîne une baisse de tension artérielle. 

Sont aussi connues la faim et la soif paroxystique où le patient mange ou boit avec l’espoir de calmer son angoisse ainsi que la dyspnée paroxystique qui désigne le sentiment de mal respirer.

Le vertige positionnel paroxystique bénin comme crise paroxystique

En dehors de l’anxiété, d’autres épisodes paroxystiques peuvent apparaître. C’est le cas du vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB).

Il s’agit du vertige provoqué par des mouvements de la tête lors de certains changements de position. Il touche principalement les personnes âgées. S’il ne dure que quelques secondes, il peut cependant occasionner des nausées. La kinésithérapie est susceptible d’atténuer ces épisodes. 

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Crise paroxystique : l'épilepsie en cause

L’épilepsie est une affection chronique qui se caractérise par la survenue de crises paroxystiques. Lors de ces épisodes d'épilepsie, les neurones produisent soudainement une décharge électrique qui inonde tout ou partie du cortex cérébral. La crise se déroule en trois phases :

  • La phase tonique : elle provoque le raidissement, la contraction de l’ensemble des muscles des membres, du tronc et du visage. 
  • La phase clonique : elle cause les convulsions, les contractions désordonnées des muscles.
  • La phase stertoreuse (ou de récupération) : c’est une perte de connaissance qui dure de quelques minutes à quelques heures.